Semaine 10 du voyage : la Serbie Danubienne par Manu

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11 Nov

Semaine 10 du voyage : la Serbie Danubienne par Manu

Du 2 octobre au 8 octobre 2017 : de Ilok (Croatie) à Ram (Serbie), par Manu

Un an de voyage en famille à travers l’Europe, nous longeons d’abord le Danube de sa source jusqu’à la Mer Noire. Cette semaine-là nous avons visité les régions danubiennes de la Serbie : Novi Sad, Belgrade et le début des Portes de Fer.

Lundi 2 octobre : Ilok (Croatie)- Novi Sad (Serbie)

Aujourd’hui, c’est math pour les enfants et traitement des photos pour papa. On a un bivouac sympa au port d’Ilok.
On reprend la route et on entre en Serbie, direction Novi Sad.


En Serbie, le forfait téléphone ne marche pas, cure d’internet forcée !
Sur le bord des routes nous voyons beaucoup de petits marchands. Ils laissent un échantillon de leurs marchandises sur le bord de la route

Arrivés à Novi Sad on se gare à l’universalité (c’est gratuit et quand on arrive il n’y a personne) on prend les vélos et on file visiter la forteresse l’autre côté du Danube.

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La vue tient ses promesses ! D’ailleurs, des mariés sont là pour faire de belles photos ! On a le droit à un beau coucher de soleil sur la ville.

On redescend visiter un peu la ville by night et surtout retrouver le groupe francophone de Novi Sad au Radio café. J’ai laissé des messages il y a quelques jours sur le groupe facebook des francophones de Novi Sad et ils ont ce soir une soirée dans ce bar à laquelle ils nous ont aimablement convié. On est un peu en avance, on va s’acheter des pizzas. Elles sont énormes et pas chères, ils les servent avec une petite réserve de ketchup… On emmène nos pizzas au bar, en fait c’est une rencontre de plusieurs groupes de différentes langues. On s’installe à la table « français » mais elle est vide… on finit nos pizzas et toujours personne pour parler français… Bizarre… Noé fera un petit tour dans le bar avec la pancarte pour rabattre le potentiel « client »…

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En fait, les francophones viennent nous chercher ils étaient dans la véranda car bien plus nombreux que les autres groupes ! Il y a des jeunes en volontariat international, des étudiants, des gens qui travaillent là ou des français dont le conjoint est serbe.

L’heure tourne et ce n’est plus une heure pour des enfants de trainer dans les bars ! Ils ont piaillé toute la soirée ! C’est chouette de les voir à l’aise dans leurs rapports sociaux.

On retourne à notre slowpy.

 

Mardi 3 octobre : Novi Sad – Sremski

Le parking de l’université s’est bien rempli ce matin ! On espère ne pas être délogés…
Encore des maths pour ce matin et encore photo pour moi, je ne sais pas comment ça se fait mais tout mon travail d’hier a disparu, il n’y a plus rien sur ma clé, … argh… 2 h de travail perdues c’est rageant quand on est constamment en retard pour le blog…

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Après les maths, on prend les vélos et on visite la ville, de jour cette fois. Véro voulait voir un marché mais là où elle pensait en voir un, il y a en fait une galerie marchande… Elle avait vu beaucoup de monde dans un quartier hier en arrivant, on regarde sur maps.me et effectivement il y a un marché à l’angle de Jevrejska et Oslobodjenja. Il y a des vendeurs sur le trottoir avec très peu de marchandises, des boutiques et dans une espèce de labyrinthe couvert avec une multitude de petites échoppes en tout genre. On achètera du Speck, du gingembre et des framboises pour pas grand chose. On croisera un vendeur de fruits à coque qui parle français pour avoir essayé d’y émigrer mais sans succès ; un exemple qui illustre le fait que ceux qui émigrent sont parmi les plus entreprenants et que nous nous privons de leur énergie créatrice en les refoulant.
Pour le déjeuner, on testera une sorte de sandwich serbe copieux et très bon et surtout épicé comme j’aime !
Retour au centre ville, Novi Sad est une petite ville agréable, l’architecture est plutôt austro-hongroise avec quelques notes d’orient, notamment les passages commerçants.

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Nous sommes étonnés par l’animation de la ville. Sur la place principale, une plateforme élévatrice offre un point de vue en hauteur pour voir une immense mosaïque de bouchons de bouteille plastique, action de sensibilisation au recyclage.

On essaie de retrouver des coins conseillés par un des jeunes français mais on ne retrouve pas tout. On croisera un vieux musicien en costume traditionnel qui se laisse volontiers photographier, il change même d’instrument et prend la pose avec les garçons.

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En ville, les gars ont remarqué les vendeurs de pop corn. Pour le goûter, c’est la fête : on prend un immense cornet ! Evidemment les prix nous le permettent…

Retour à Slowpy, je recharge les vélos et on repart, direction Sremski, une petite ville de vignerons pas très loin. On y trouve un super bivouac au bord du Danube avec ce qui ressemble à une ancienne grande plage artificielle. On essaie encore de pêcher mais encore une fois on revient bredouille.

Noé a fini le Harry Potter n°2 alors ce soir on le regarde en film !

 

Mercredi 4 octobre : Sremski – Belgrade

Aujourd’hui, je fais mon Qi-Qong tout seul, ça me fait bizarre maintenant, c’est pas la même énergie même si c’est pas évident de se concentrer en entraînant les enfants.


Les gars sont partis explorer l’immense plage, ils ont inventé une ville ! Du coup, pas d’école aujourd’hui, on les laisse s’éclater dans le sable.
Ils construiront ensuite avec Véro des balais de sorcière et des baguettes magiques, inspirés par Harry Potter. Bien sûr, on les a essayés !

Pendant ce temps, nous avons pu étudier le guide pour préparer notre visite de Belgrade et revoir le planning du voyage et fixer quelques jalons pour arriver au delta du Danube avant les grands froids.

On fait un petit tour à Sremski jusqu’à la cave de vignerons Vinarija kis, la plus éloignée mais certainement la plus chouette. On goûte le Riesling, le Grasac et bien sûr le Bremet, vin doux typique. On en prendra un peu.
Sur le chemin du retour, on achètera des claque-doigts pour les gars et un petit moulinet pour remplacer le moulinet que j’avais acheté en 1987 en Pologne mais qui est plutôt pour la pêche à la mouche…

On reprend la route, on s’arrête à la source après la ville pour faire le plein d’eau.

On arrive à Belgrade par le quartier Zemun. C’est le quartier Austro-Hongrois de Belgrade. J’ai repéré un bivouac avec belvédère, on doit s’engager dans une rue étroite, pentue et pavée mais ça passe ! On a effectivement une belle vue et le coin est trés apprécié, beaucoup de monde vient ici contempler la ville.

On descend la rue à pied pour arriver à la promenade au bord du Danube : Kej Oslobodjenja.

Au retour, on retourne à notre belvédère pour voir la ville la nuit, il y a toujours du monde.

Ce soir on finira le film n°2 d’Harry Potter et le bar à côté nous bercera, il y a des groupes qui se produisent, musique serbe et pop, ça donne envie d’y aller…

 

Jeudi 5 octobre : Belgrade

On quitte notre bivouac pour se rapprocher du centre ville de Belgrade, j’ai repéré un bivouac possible au parc Prijateljstva, au bord du Danube.
En laissant des messages sur le groupe facebook des francophones de Belgrade, j’étais entré en contact avec un prof du lycée français qui souhaitait nous faire rencontrer les élèves, malheureusement sa hiérarchie n’a pas souhaité donner une suite favorable à cette initiative, …  Dommage.

On part en vélo visiter Belgrade. On sait pas encore que ce sera l’enfer… Ca commence dès le passage du pont : il y a des travaux, pas de voie cyclable et du coup on fait un gros bouchon… Belgrade n’est pas équipé pour le vélo et les gens n’ont pas la culture, on a beau sonner mais ils ne se poussent pas.

Sortis du pont, on va s’acheter des sandwichs serbes énormes qu’on mange sur les quais du Danube.

Objectif La Poste pour envoyer un cadeau d’anniversaire à Jean-Marie qui occupe le gîte chez nous. Pas facile de se repérer : rien n’est traduit, il faut d’abord acheter la boîte de colis à la boutique mais la boutique n’a pas la boîte spéciale pour une bouteille et ne vend pas le nécessaire pour caler et protéger les objets… De même, je me renseigne pour acheter une carte sim, mais c’est pas là… par contre ils vendent des tasses, des portes-clés, plein de choses qui n’ont rien à voir avoir la communication ou l’expédition de marchandise… Leur Poste est atteinte du même mal que la nôtre : la recherche de profit à tout prix, y compris au prix d’oublier le service fondamental et les fonctions principales qu’on demande à une Poste… Je ne sais pas si c’est une des concessions libérales faîtes pour préparer l’entrée dans l’Union Européenne mais ce n’est vraiment pas le bon côté de l’Europe. Ni le tout-marché du capitalisme libéral, ni le tout-état du communisme autoritaire ne peuvent répondre et représenter tout à fait les exigences de l’intérêt général. Pourquoi mercantiliser les services publics ? L’efficacité du service public ne devrait pas être mesuré par le Compte de Résultat mais par la qualité de la réponse aux besoins sociaux auxquels il devrait répondre. Considérer que les services publics ont vocation à être gérés comme des entreprises privées est une erreur aussi idéologique et grotesque que de considérer que toute entreprise doit gérée par l’Etat, les prix décrétés dans un ministère et l’économie totalement planifiée. En voyage, tout arrive : une visite à La Poste vous entraîne dans une réflexion économico-politique…
Véro part donc explorer les poubelles du quartier pour trouver un journal propre qui peut servir de bourrage du colis. Par contre ce qui est bien à la Poste Serbe c’est qu’ils assurent la fermeture du colis.

En repartant, on passe devant le parlement où des grandes banderoles habillent les grilles. Elles portent des messages de condamnation de l’OTAN, rendue responsable de la mort de centaines de serbes lors des opérations au Kosovo fin des années 90. Elles ont un fort relent nationaliste mais doit nécessairement s’appuyer sur une souffrance vécue par la population. Notez la subtilité de la rhétorique : on utilise la mort d’individus en surface pour en réalité s’opposer à l’indépendance du Kosovo. Cette histoire résonne bien particulièrement avec l’actualité de la Catalogne voulant s’indépendantiser de l’Espagne.
Malgré cette propagande contre les pays de l’OTAN, personne ne nous a reproché quoique-ce-soit dans la rue au prétexte que nous sommes français.

Nous descendons vers la rue Skadarlijska, le « Montmartre » de Belgrade. L’ambiance y tranche en effet avec toutes les autres rues que nous avons traversées. Quand le reste de la ville ressemble au décor des BD de Enki Bilal, cette rue pavée aux restaurants fleuris ressort comme un havre de paix et de gaité. C’est dans cette rue qu’on trouve un bar sympa avec du wi-fi pour faire notre pause bien méritée. J’en profite pour finaliser l’article sur la semaine 7 et le publier. Les enfants sont tellement épuisés de cette sortie vélo en milieu urbain hostile qu’ils s’endorment dans les fauteuils.

Une fois que tout le monde est requinqué, on repart pour visiter la forteresse Kalemegdan. On y arrive pour le coucher de soleil ! C’est un autre point de rendez-vous populaire comme l’est notre bivouac de Zemun. Dans le parc de la forteresse, il y a un monument à la gloire des soldats français de la 1ère guerre mondiale. Des portraits de soldats serbes morts au Kosovo ont été déposés au pied du monument, en protestation…

On descend la rue piétonne et commerçante Mihailova pour retrouver le pont et rejoindre notre Slowpy. On s’arrête pour calmer la faim des gars et j’en profite pour acheter une carte sim : 4 gigas en 4G valable 1 semaine = … 3€ ! Quand je pense qu’on a le même service en France pour 20 ou 30 € je me dis qu’on est loin du juste prix et de la concurrence « libre et non faussée ». Je ne vois vraiment pas ce qui justifie un tel écart de prix, les technologies sont les mêmes, les opérateurs sont quasi les mêmes et la part de la main d’oeuvre dans le giga octet échangé ou la minute de conversation est quasi nulle… La seule explication, c’est la valeur mercantile, l’entente au détriment des consommateurs et l’économie trustée.

Retour au camping-car, on traine pas à se mettre au lit après cette journée éprouvante.

 

Vendredi 6 octobre : Belgrade

Jour de pluie. On reste au lit pour lire en famille. Je continue la lecture de « Sur la route », je suis un peu déçu par l’ouvrage, et du coup par la faiblesse de la profondeur du mouvement « beat génération ». A mon humble goût, il n’y a pas assez de prise de hauteur, d’analyse, de réflexions personnelles induites par le voyage, c’est une succession d’histoires de vagabondages insensés…  Bof… Pas de quoi en faire une référence littéraire, de mon point de vue.

On profite du jour de pluie pour rattraper les leçons de français. On utilise les mots utilisés dans le cahier des petits bonheurs pour faire les dictées.

Jour de pluie, jour de lessive, mais cette fois on se permet le pressing : 8€ pour retrouver nos kilos de linge tout propres, ça change des 40€ en laverie automatique où on fait tout nous même !

On en profite aussi pour refaire les stocks et mettre à jour nos carnets de bord.

 

Samedi 7 octobre : Belgrade – Smederevo

Ce matin, on se lève tôt ! Véro aime bien les marchés alors on va en voir 2 : celui de Zeleni Venac et celui de Skadarlija. Le second semble plus populaire. J’y trouve et négocie une jolie petite cafetière italienne rouge pour goûter mon café autrichien Julius Meinl. Véro trouve un verre mesureur. On teste les gratons et la crème de lait. C’est succulent !

On repasse par l’artère piétonne Mihailova pour la voir de jour. Véro trouve un magasin d’artisanat d’art où elle se déniche une jolie sonnette de vélo.

Il est l’heure de rentrer car on a rendez-vous au resto avec Pierre-François, un français venu s’installer au pays de son amoureuse. On échange sur nos histoires, la vie en Serbie, les questions culturelles qu’on se pose… c’est une chouette rencontre !

Aprés une photo avec Pierre-François, on repart direction Smederevo. Mais avant, on fait une pause à la cathédrale Sainte Sava. C’est un beau monument dont la construction a été mise en sommeil sous Tito. La chute de la fédération communiste et le retour du nationalisme identitaire a réactivé le chantier.

Le géant russe du gaz Gazprom finance l’ouvrage, une grande banderole Gazprom l’indique à l’intérieur, la Russie cultive ainsi son influence culturelle en Serbie. La crypte est terminée et visitable. Elle contraste avec l’idée qu’on se fait d’une crypte, elle est spacieuse, très éclairée, très décorée d’icônes grandes et dorées. Une belle surprise ! Pendant notre visite, un groupe d’orthodoxes albanais s’est mis à chanter des chants orthodoxes grecs de toute beauté, un sacré moment… ou un moment sacré ! On fait brûler des cierges pour nos amis dans la peine…

J’aurais bien aimé m’arrêter au mausolée de Tito car c’est un dirigeant communiste particulier. Il a refusé l’alignement avec l’URSS et laissé une part significative aux initiatives collectives comme les coopératives autogestionnaires non étatiques et la représentation des communautés culturelles. Mais nous n’avons pas forcément le temps et le mausolée n’est pas vraiment accompagné d’explication en français et je ne suis pas adepte du culte des personnalités. On fera donc l’impasse.

Goodbye Belgrade, on va à Smederevo où on se trouve un bivouac au pied de la forteresse et au bord de Danube. Un groupe de pêcheurs est là. Leurs bouchons phosphorescents virevoltent comme des lucioles au dessus l’eau.

 

Dimanche 8 octobre : Smederevo – Ram

Je monte le nouveau moulinet sur le lancer acheté en Hongrie. Les enfants le testent mais on attrape surtout des lingettes… C’est vraiment une catastrophe écologique cette invention.

Je profite du beau temps matinal pour peindre le « bonjour » serbe : Zdravo.

On fait un gros p’tit dej’ et on part en balade autour de la forteresse. Les murs penchent dangereusement et comportent des motifs architecturaux originaux en brique d’argile.

Lors de notre visite de la ville, on croise des mariages accompagnés de musiciens. Les voitures des invités avaient des serviettes éponges mais nous n’avons pas trouvé pourquoi. A la sortie de l’église, les mariés libèrent des colombes.

On reprend la route pour Kostolac où il y a un grand site archéologique d’un camp romain : Viminacium. La carrière à ciel ouvert voisine du site a découvert un squelette complet de mammouth qui est maintenant exposé.

Le lieu n’est pas forcément propice au bivouac, on va plus loin. On pousse jusqu’à la forteresse de Ram. C’est une construction en rénovation, donc fermée. On s’installe au parking du ferry local, au bord du Danube as usual. On prendra l’apéro au resto d’à côté mais le vin n’est vraiment pas terrible, au moins on aura un peu contribué à l’économie locale…

Comme c’est dimanche, c’est le jour de la lecture biblique.

BONUS : pour finir la Serbie, vous avez droit aux deux derniers jours en plus !

Lundi 9 octobre : Ram – Donji Milanovac

Ram est aux portes des portes de fer. Le Danube est coincé entre deux massif rocheux, parfois il est très étroit et parfois il reprend toute sa majestueuse largeur.

On fait les maths le matin puis on reprend la route. Veliko Gradiste nous accueillera pour le pique-nique. Une statue de combattants style communiste orne le parc.

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Golubac sera une halte pour sa forteresse, bien renovée, magnifique sous le soleil mais fermée, dommage. On s’arrête juste pour la photo.

Véro flaire la belle rando à Boljetin. Elle engage Slowpy dans un chemin de campagne chaotique. Ça frotte un peu mais ça passe. Surtout ça secoue bien et les étagères de linge de notre chambre sont prêtes à être rerangées.

On se gare dans un champ et c’est parti pour la balade ! Les couleurs d’automne sont magnifiques et intenses. On croise la maison d’une petite vieille avec chiens, cochons, poules, foin en butte, bref dans son jus. Elle nous fait signe pour nous faire comprendre la suite du chemin de rando. Aprés quelques frayeurs à cause des serpents, on débouche sur un magnifique belvédère avec vue sur les massifs et le Danube aux allures de lac de montagne. Ma chérie a vraiment un don pour détecter les belles randos !

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Retour à Slowpy, on reprend la route, on s’arrête faire des photos au cimetière qui comporte des bancs et des tables à côté des tombes comme si les vivants venaient visiter et manger avec les morts…

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On s’arrête à Donji Milanovac pour la nuit. Un couple d’alsaciens en croisière toque à notre porte et on papote un peu.

Je travaille un peu à l’article de la semaine 8 avant de dormir.

 

Mardi 10 octobre : Donji Milanovac – Baile Herculane (Roumanie)

Ce matin on fait les maths. Ensuite on reprend la route. On croisera un tas de sciure sur le bord de la route, une occasion en or pour refaire notre stock ! On entre dans les Portes de Fer.

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C’est une succession de belvédères et de tunnels. On s’arrête à une aire de pique-nique avec vue sur la monumentale sculpture de Décébal, chef des Daces, côté Roumanie. Des motards grecs s’arrêtent là aussi et sont très amusés de notre Slowpy décoré qui remplit bien sa fonction de catalyseur de contacts !

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On croise le grand barrage des Portes de Fer n°1 et on se dit que c’est là que nous quitterons la Serbie pour entrer en Roumanie. Il y a un parc naturel qui intéresse Véro. On ira dépenser nos derniers dinars serbes à Kladovo et on revient au barrage pour passer la frontière. Il nous faudra patienter un peu, c’est une frontière classique.

On file à Baile Herculane aprés avoir retiré des Leis roumains à Orsova. J’ai une réunion de bureau d’association par téléphone de 18h à 20h30. Pendant ce temps là, Véro et les gars vont se promener. Ensuite on poussera jusqu’à la maison du parc naturel. Il fait nettement plus froid qu’au bord du Danube, nous sommes en montagne, nous aurons besoin de chauffage et la batterie montre des signes de faiblesse…

Fin de la semaine 10

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