Catégorie : Derniers jours en France

17 Août

Semaine 1 : on traverse la France et on rejoint le Danube (Manu)

Semaine 1 : on traverse la France et on rejoint le Danube (Manu)

Jour 1, lundi 31 juillet 2017, Digoin, France

Hier, premier petit incident : les clés planquées sous le camping-car sont tombées et ont raclé sur la route. Résultat : un double tordu hors service.
Aujourd’hui, on commence les bonnes habitudes : gym pour tout le monde ! Les enfants ne sont pas très enthousiastes… On prend les vélos pour rouler le long du canal latéral à la Loire. Sur notre route on passe sur le pont canal qui passe au-dessus de la Loire.

On croise une écluse, l’occasion d’expliquer son fonctionnement aux enfants.
On reprend la route direction Dole. On croise le restaurant « Au Cochon Friguant » où on avait mangé des cuisses de grenouilles l’année où on était monté en Alsace pour les marchés de Noël. Je me serais bien arrêté encore !

Arrivée à Dole, à côté de l’aéroport, précisément à Tavaux, on trouve une place pour la nuit à côté d’un petit parc animalier, agréable. Les enfants y ont repéré une piste de BMX, parcouru en courant en tongue.


A priori, le HHO a l’air de fonctionner, on devrait tourner autour de 10 l au 100 au lieu de 13.


Jour 2, mardi 1er août 2017, Tavaux, France

Gym du matin. Les enfants sont un peu déçus de ne pas pouvoir essayer le terrain de BMX avec leurs vélos mais ça nous semble un peu dangereux. On teste les rigolotes possibilités de l’iPad en modification de photos :


Le forfait internet fond comme neige au soleil. A ce rythme, il faut plus de 30 Go ! Je change de forfait pour un forfait à peine plus cher mais avec les appels illimités à l’étranger, l’internet illimité en France et à 50 Go en Europe. Malheureusement, il ne sera actif qu’à partir du 17 août. D’ici là, restriction des données mobiles et désactivation du wifi des tablettes des enfants.
On fait le plein d’eau au cimetière et on prend la route direction l’Alsace.
On fait une pause à Besançon, visite de la ville, déjeuner dans un italien, la brasserie plus locale n’avait plus de place… On fait toutes les boutiques de téléphonie : pas une seule offre type carte prépayée pour 10 ou 20 Go, les seules offres existantes ne dépassent pas 4Go et sont hors de prix. Tout est fait pour orienter le consommateur vers des forfaits… Ce secteur mériterait une coopérative pour faire des offres qui correspondent à tous les besoins !
On reprend la route. En voulant laisser passer les voitures qui s’accumulent derrière nous, je me gare et roule sur une pierre qui se coince entre les deux roues jumelées… Ça me rappelle des mauvais souvenirs de chantier où ce genre d’incident pouvait faire perdre 2 heures… J’essaie de la casser avec un marteau qui a survécu à la restriction de charge. Heureusement, j’y arrive au bout d’une dizaine de minutes et nous pouvons repartir.
On fait le plein. Résultat : 11,2 litres au 100 km. Pas mal, considérant qu’il est chargé au maximum et qu’il tournait à 13 litres avant l’installation du HHO.

On arrive dans le massif des ballons d’Alsace. Petit pause à la cascade « le saut de l’ognon », pendant la manœuvre, il prend l’envie à Joseph de grimper dans la capucine et il tombe… Grosse frayeur pour lui et pour nous, mais plus de peur que de mal ! Sinon, c’est une chouette petite cascade.

On trouve un petit coin de paradis pour dormir : un étang dans la forêt avec un beau belvédère. On ne résiste pas à se baigner et à tester notre ligne de pêche, en no-kill bien-entendu et uniquement pour les petits poisons.


J’installe une douche. Mais on aurait pu la prendre en restant dehors, un gros orage éclate.
On s’endort sous le bruit de la pluie d’orage.

Jour 3, Mercredi 2 aout 2017, Ballon d’Alsace, France

On décolle à 10h40 pour gravir le ballon d’Alsace ! Mais on s’arrête à 11h45… Slowpy-la-Cagouille, notre camping-car chauffe… Ses 80 chevaux ne sont pas suffisants pour affronter des pentes à plus de 7 % lesté de ses 3T500… On va s’arrêter 2 autres fois … à 12h10 et à 12h25. On arrive enfin au ballon à 12h45… Soit une superbe moyenne de 22km/h. On se sera même fait doubler par un vélo…

Mais la performance mécanique n’est pas le choix du thème de ce voyage, vous l’aurez compris ! (Slow and Curious vs Fast and Furious)

​​


On s’ouvre l’appétit en gravissant le Ballon d’Alsace et on va combler cet appétit à l’auberge du Ballon avec un bon bäckeoffe et une tourte à la viande suivis de tartes aux myrtilles maison… On a bien mérité ça !
On redescend gentiment pour prendre soin des freins de notre Slowpy… 28km/h de moyenne…
Arrivée à Tierenbach, où on va passer la nuit près d’une basilique remplie d’Ex-Voto surprenants, peints par des artisans locaux et qui retracent une histoire de plus de 100 ans de catastrophes, accidents, maladies, guerres subies par la population. Un ex-voto a été composé par un rescapé politique des camps de concentration nazis… Les Ex-Voto portent aussi l’histoire de l’Alsace, ils sont un support pour expliquer aux enfants que l’Alsace n’a pas toujours été française. Les ex-voto sont rédigés en allemand de 1870 à 1918.


Un étang repose au pied de la basilique. Une famille pêche. Un parc entoure l’étang, c’est ici qu’on va pique-niquer ! On va goûter ce munster acheté la veille dans une ferme sur notre route.

Jour 4, jeudi 3 août 2017, Thierenbach, France

C’est l’anniversaire de Noé !
Je suis tout seul à faire mes exercices matinaux…
On décolle assez vite, Vero est venue pour grimper au sommet du Grand Ballon, pas question qu’elle abandonne, on va donc faire du stop !

À 4 c’est pas facile… Mais c’est une occasion d’exercer les enfants à la pensée positive et la loi d’attraction ! Une famille suisse nous monte jusqu’au cimetière militaire de Hartmannswillerkopf. C’est un rocher dominant la vallée du Rhin que les français et les allemands se sont disputés lors de la 1er guerre mondiale, plus 20 000 soldats en sont morts…

Parmi les çroix, des tombes musulmanes et juives, les nationalistes et autres identitaires devraient se rappeler que ce en quoi ils croient a été défendu par ceux qu’ils désignent comme ennemi…

Tous ces morts n’ont rien demandé, cette guerre n’était certainement pas la leur, mais celle des coloniaux, des industriels et des États major. Pris au piège de la politique, ce sont les petites gens qui ont versé le sang.

Maudite soit la guerre.

On reprend notre chemin. Un couple de flamand nous charge dans leur utilitaire de voyage et on atteint enfin le Ballon de Guebwiller. On pique-nique et maman-qui-pense-à-tout sort un gâteau au chocolat et des bougies pour fêter l’anniversaire de Noé. Il a même droit à ses cadeaux à plus de 1000 mètres d’altitude ! Une belle vue nous attend au sommet du Ballon.

Pour redescendre, on se divise en deux groupes, c’est plus facile pour le stop. Je monte avec Joseph dans la voiture d’un couple alsacien, fraîchement retraité, qui font le tour de leur beau pays. Le monsieur connaissait bien l’Auvergne pour avoir travaillé à Cusset pour Manurhin. Il semblait avoir bien apprécié le jambon d’Auvergne. Manurhin a fermé son usine à Cusset au début des années 2000 ou fin des années 90. Le monsieur devait démonter les machines pour les installer ailleurs. Il a continué sa carrière chez Manurhin. Quand j’entend les témoignages, je me dis que j’ai bien fait de ne pas me mettre dans ce genre de situation où ton job consiste à appliquer une décision qui a pour conséquence de bouleverser la vie de nombreuses familles… L’efficacité financière est parfois contre la logique industrielle ou sociale.

Maudite soit la finance.

Vero et Noé ont trouvé facilement de quoi descendre. Ils nous rejoignent vite au camping-car.

Une fois tout le monde réuni, on se dirige à Cernay pour les dernières courses en France où on peut passer des tickets Resto.
Le ravitaillement effectué, direction l’Allemagne ! Premier pays étranger de notre périple européen ! Mais surtout Noé voulait être en Allemagne pour son anniversaire, une histoire de bretzel je crois…
On s’arrête à la frontière pour faire une photo, c’est le deuxième départ symbolique de ce voyage ! Ça y est, on n’est plus en France, ça rigole plus, c’est pour de vrai, on part pour un an de voyage à l’étranger.


On cherche un bivouac pour la nuit. Sur la carte maps.me Staufen nous paraît bien joli, je zoome… Oh ! Il y a un labyrinthe végétal dans la ville! C’est un signe ! Ça va nous plaire ! On continue un peu après la ville, Véro veut un coin au bord de l’eau et tranquille. Je trouve un parking sur mon appli à côté d’un Schützenhaus. On la trouve aisément, il y a un autre camping-car installé, ça va le faire…

Un type arrive, dit que c’est privé et que c’est le sien… On commence à se dire que c’est mort, mais quand même, le type n’a pas l’air super hostile donc je tente de rassembler des bribes d’allemand pour lui demander si on peut rester là cette nuit et là il nous dit : « mais oui bien sûr ! »

Ouf !

On échange deux ou trois mots, en fait c’est son camping-car qui est là, la Schützenhaus lui appartient, c’est une sorte de bar mais on apprendra le lendemain que c’est surtout une sorte de clubhouse pour le club de tir. Il est très content de pratiquer l’entraide entre camping-caristes.

Il invite les enfants à le suivre, bon je les accompagne quand même, et hop, il leur offre une glace chacun ! Si chaque soir c’est comme ça, ça va le faire ce voyage ! Notre hôte nous dit qu’on peut rester plusieurs jours et que le lendemain il y a une WeinFest à Staufen.

Après les remerciements on se prépare pour la baignade ! Notre parking est au bord d’un petit affluent du Rhin.

Le cours d’eau est super bien aménagé, une piste cyclable le longe et des petites retenues en enrochement permettent de se tremper et font un super terrain de jeux pour les enfants. L’eau est tout de même fraîche, elle descend de la montagne mais elle fait du bien !

On décide de se laisser tenter par la fête du vin demain et de passer 2 nuits ici !

Comme dans pas mal de vallée, qui dit cours d’eau dit aussi chemin de fer… Un train passe toute les demi-heures mais c’est supportable. Nous sommes impressionnés par la fréquence de ce service public. Malheureusement c’est un peu cher pour une utilisation unique, alors on ne le testera pas. Les voitures sont récentes, des Bombardier, comme les TER récents d’Auvergne, çà ne fait pas beaucoup de bruit.

Première nuit à l’étranger !

Jour 5, vendredi 4 août 2017, Staufen

Aujourd’hui, on se pose un peu. Les parents en profitent pour rappeler aux enfants qu’ils ont des cahiers d’exercices à faire.

Notre hôte vient nous rendre visite, il nous invite à prendre le café avec lui à la Schützenhaus. Il s’appelle Fransceco, il est sicilien de naissance. Il dirige un club de tir dont le champ de tir est juste derrière la Schützenhaus. Il est allé une fois en France pour aller voir un gala de catch à Mulhouse. C’est Joseph qui a trouvé la traduction de « catch » … J’ai passé en revue tous les sport de combats mais pourquoi faire simple quand on peut compliqué, le cerveau des enfants est parfois plus pragmatique ou moins encombré.
Après manger, on va faire une balade à vélo jusqu’à Staufen. L’Allemagne est vraiment le paradis du vélo, les bandes cyclables sont des vraies routes et nombreux sont les cyclistes.
Enfin je vois ce labyrinthe ! C’est un double labyrinthe. C’est donc un mélange entre le labyrinthe et le dédale, une sorte d’hybride.
Staufen est une jolie petite ville, typique allemande : maisons à colombage très fleuries, rues propres, ambiance « gemütlich » : à la fois conviviale, accueillante, agréable, …
Vers 16h commence la fête du vin. L’ouverture de la fête est annoncée par des coups de canon. Un défilé composé de groupes folkloriques, des fanfares, de calèches et surtout des chars des caves du coin qui servent un peu à boire !

Ensuite la foule se dirige vers la place où est installée la fête. Il y a des stands de nourriture et des stands des domaines viticoles. Un peu plus loin, quelques attractions.

L’occasion de participer à une fête est trop bonne ! On teste les spätzles à la choucroute, des spätzles aux lardons, aux légumes et Noé, une flammenküche végétarienne. Ensuite, il faut trouver une place sur un stand de vin où chacun a installé tables et bancs. Les verres sont consignés. L’ambiance est bon enfant, familiale, en tout cas aux heures où on y était.
Avant la nuit on reprend nos vélos pour se permettre un petit bain à la rivière avant de se coucher.

Jour 6, samedi 5 août 2017, Staufen.

Le matin, on laisse un petit mot de remerciement à Fransceco et on lève le camp. Plein d’eau au cimetière et Direction Fribourg.

A Fribourg, on trouve à se garer dans un quartier d’affaire et on prend les vélos pour visiter la ville. On arrive à l’emplacement de l’ancienne synagogue qui est devenue une grande place avec un bassin où les enfants peuvent jouer et les adultes se tremper les pieds. La bibliothèque n’est pas loin, la forêt de vélo devant a impressionné Noé.

On visite la ville en vélo. On ne trouve pas de wifi et de possibilité de se brancher ailleurs qu’au Starbeurk qui a un wifi trop lent… on en profite quand même pour donner des nouvelles via notre page Facebook et pour bosser un peu pour Shop&Coop.

Après notre petit tour de ville : revoir la cathédrale où nous étions venus pour le marché de Noël, quelques bâtiments significatifs et hop on repart direction la source du Danube : Donaueschingen.

Slowpy-la-Cagouille a eu un peu chaud à Hinterzarten, mais le col a été passé sans avoir à s’arrêter ! On passe le Danube une première fois à 19h00, après 686 km !

On arrive à Donaueschingen 10 minutes plus tard, des piétons sympas nous indique où se trouve les places de camping car. Des Français sont aussi à cet endroit.

Les enfants sympathisent vite. Vero va discuter un peu … Ils sont d’Auvergne et finissent un voyage de 6 mois ! Après le repas, on s’invite avec notre dessert et une bouteille de vin pour discuter un peu. Heureusement que Vero a des idées comme ça, tout seul je n’oserai pas.

Jour 7, Dimanche 6 août 2017, Donaueschingen

Les voisins français repartent. Nous prenons nos vélos pour partir à la recherche des sources du Danube. En effet, il y a une polémique à ce sujet : le Danube est la confluence de 2 rivières : le Berg et le Brigach. Mais il existe aussi une source supposée être celle du Danube. Source du Danube ou pas, le lieu est mille fois plus romantique que la confluence !


Bon, évidemment au moment où je veux faire une belle photo vu de haut avec mes deux gars près de la source, il y en a un qui refuse de poser … Ça m’a un peu irrité… Il faut dire que c’était proche de midi, que l’enfant affamé est beaucoup moins coopératif et le papa moins patient… Après manger, on a fait un petit câlin collectif pour rabibocher tout le monde et faire une jolie photo familiale dans ce lieu symbolique pour notre voyage. C’est un peu le 3eme départ après avoir quitté la maison et entrées un autre pays.

La source du Danube, un endroit important ! On y jette un petit caillou. La source est pleine de pièces.

On trouve du Wifi à l’office de tourisme, on en profite pour laisser des nouvelles. Avant de reprendre la route, je fais une petite réparation de la porte de la soute car elle prend un peu l’eau… Le mastic spécial camping-car a déjà séché dans sa cartouche et à force d’insister je casse mon pistolet… Je finis par réparer en curant la cartouche au tournevis…

16h30 on part pour Triberg. Normalement ça devrait passer pour Slowpy.

Sur la route on bat notre record de bouchon : 27 voitures et camions ralentis par notre Cagouille ! Vero remarque que les allemands ont l’air plus patients que les français au volant.

Le changement de vallée s’est effectué sans surchauffe pour Slowpy ! On s’arrête avant Triberg à Nussbach pour le bivouac. Pendant que Vero va en éclaireur à Triberg, j’installe le campement et en particulier des douches. On est à côté d’une rivière mais elle est franchement trop froide pour s’y laver.

Vero revient, selon elle on a bien fait de s’arrêter avant, Slowpy n’aurait pas pu atteindre Triberg sans chauffer!

Après une courte baignade dans la rivière par les plus courageux (Noé et moi), douche (froide) pour tout le monde !

Petit dîner au bord de la rivière et au lit !
Fin de la 1ère semaine.
Manu.

5 Août

Jour J : Le Grand Saut

Jour J : Le Grand Saut du Depart du Jugement Dernier

Le réveil est un peu difficile. Je trouve enfin le moyen de transmettre à Nadine les tuto-videos avant le depart.

Arrivent les premiers copains vers 10h30. Puis mon père et mes sœurs. Je transmets le stock de thé 1336 et le nécessaire pour faire les colis Shop&Coop à mon père. Encore une amarre de moins… J’oscille entre la satisfaction d’avoir une solution et l’angoisse de ne plus être au manche… Ca va me faire progresser en coopération 😉

Mais d’abord la fête continue !

Il commence à y avoir du monde ! Je charge les dernières affaires.

Maintenant j’ai plutôt envie de profiter de la présence de chacun ! C’est chouette d’être entouré pour un moment pareil où on va passer à l’acte, faire le grand saut, ce voyage d’un an en famille pour de vrai !

Tout le monde a emmené quelque chose à partager ! J’ai envie de goûter à tout et de discuter avec tout le monde. Y a plein de bonnes choses à manger et à boire, on sort un Margaux de 2003 de ma cave, un moment pareil ça se marque ! Du coup, il y a du chargement en plus : vin, confitures, gâteaux et notre pique nique de ce soir !

L’Heure H du D Day approche !

En fait, ça va très vite, trop vite. L’heure approche… On commence la tournée de bisous. L’émotion parfois monte mais si on pleure à chaque copain, on va pas partir… Je craque quand même dans les bras de ma petite sœur. C’est quand même chouette ces émotions. Ces moments-là sont l’occasion de dire aux amis qu’on les aime, montrer de l’attachement, de l’attention. Vivre ces émotions regonfle l’espoir d’une humanité bienveillante.

On regroupe tout le monde dans la cour, on fait une série de photos collectives. Nono veut faire aussi une photo. Je sens que mon petit bonhomme est tout brassé, il est en train de vivre une émotion de la séparation.

groupe

Allez… Faut y aller !

On rassemble la petite famille, des copains des enfants se sont invités en passagers clandestins. Tout le monde est à bord de Slowpy-La-Cagouille, les clandestins sont récupérés par leurs parents. Véro profite et prend le temps de regarder tout le monde, dès qu’on démarre il y a une pluie de confettis ! Allez hop on part !

Vero lance : « Allez, on leur fait une blague ! » Et on retourne à la maison en faisant le tour du pâté de maisons ! Vero descend en disant : « ha ! C’était bien ce voyage ! »
Bon, elle remonte, on repart… Et là … Je m’aperçois que j’ai oublié mon téléphone portable… Oups… On revient pour la deuxième fois à la maison… Je vais chercher mon portable. Bon au moins ça aura le mérite d’alléger la charge émotionnelle du départ ! On aura bien rigolé et les copains aussi !

Cette fois c’est la bonne. Des coups de Klaxon au niveau de la maison de Stephane Bardin, le maire d’Aubiat, ils nous font des « au revoir ».

Allez, c’est parti pour un an de voyage.

Direction Digoin pour ce soir !

Noe est tout chamboulé, il a envie de pleurer. On le rassure et ça semble aller mieux.

Avant d’arriver à notre campement, on croise un groupe de cigognes dans un champ. Un bon présage.

On arrive à l’endroit sélectionné dans Park4Night. Une petite aire de camping car en bord de canal latéral de la Loire, plaisant, tranquille, un bon premier choix !

Premier campement, joli coin, c’est le moment de poser un des cailloux qui vont servir à marquer nos coins importants que Marie nous a offert. On choisit de le jeter à l’eau, entre 2 bateaux : « Panache » et « Sérénité ».

Demain, on fera un tour en vélo le long du canal.

Manu

5 Août

Jour J : Le Grand Saut

Jour J : Le Grand Saut du Depart du Jugement Dernier

Le réveil est un peu difficile. Je trouve enfin le moyen de transmettre à Nadine les tuto-videos avant le depart.

Arrivent les premiers copains vers 10h30. Puis mon père et mes sœurs. Je transmets le stock de thé 1336 et le nécessaire pour faire les colis Shop&Coop à mon père. Encore une amarre de moins… J’oscille entre la satisfaction d’avoir une solution et l’angoisse de ne plus être au manche… Ca va me faire progresser en coopération 😉

Mais d’abord la fête continue !

Il commence à y avoir du monde ! Je charge les dernières affaires.

Maintenant j’ai plutôt envie de profiter de la présence de chacun ! C’est chouette d’être entouré pour un moment pareil où on va passer à l’acte, faire le grand saut, ce voyage d’un an en famille pour de vrai !

Tout le monde a emmené quelque chose à partager ! J’ai envie de goûter à tout et de discuter avec tout le monde. Y a plein de bonnes choses à manger et à boire, on sort un Margaux de 2003 de ma cave, un moment pareil ça se marque ! Du coup, il y a du chargement en plus : vin, confitures, gâteaux et notre pique nique de ce soir !

L’Heure H du D Day approche !

En fait, ça va très vite, trop vite. L’heure approche… On commence la tournée de bisous. L’émotion parfois monte mais si on pleure à chaque copain, on va pas partir… Je craque quand même dans les bras de ma petite sœur. C’est quand même chouette ces émotions. Ces moments-là sont l’occasion de dire aux amis qu’on les aime, montrer de l’attachement, de l’attention. Vivre ces émotions regonfle l’espoir d’une humanité bienveillante.

On regroupe tout le monde dans la cour, on fait une série de photos collectives. Nono veut faire aussi une photo. Je sens que mon petit bonhomme est tout brassé, il est en train de vivre une émotion de la séparation.

groupe

Allez… Faut y aller !

On rassemble la petite famille, des copains des enfants se sont invités en passagers clandestins. Tout le monde est à bord de Slowpy-La-Cagouille, les clandestins sont récupérés par leurs parents. Véro profite et prend le temps de regarder tout le monde, dès qu’on démarre il y a une pluie de confettis ! Allez hop on part !

Vero lance : « Allez, on leur fait une blague ! » Et on retourne à la maison en faisant le tour du pâté de maisons ! Vero descend en disant : « ha ! C’était bien ce voyage ! »
Bon, elle remonte, on repart… Et là … Je m’aperçois que j’ai oublié mon téléphone portable… Oups… On revient pour la deuxième fois à la maison… Je vais chercher mon portable. Bon au moins ça aura le mérite d’alléger la charge émotionnelle du départ ! On aura bien rigolé et les copains aussi !

Cette fois c’est la bonne. Des coups de Klaxon au niveau de la maison de Stephane Bardin, le maire d’Aubiat, ils nous font des « au revoir ».

Allez, c’est parti pour un an de voyage.

Direction Digoin pour ce soir !

Noe est tout chamboulé, il a envie de pleurer. On le rassure et ça semble aller mieux.

Avant d’arriver à notre campement, on croise un groupe de cigognes dans un champ. Un bon présage.

On arrive à l’endroit sélectionné dans Park4Night. Une petite aire de camping car en bord de canal latéral de la Loire, plaisant, tranquille, un bon premier choix !

Premier campement, joli coin, c’est le moment de poser un des cailloux qui vont servir à marquer nos coins importants que Marie nous a offert. On choisit de le jeter à l’eau, entre 2 bateaux : « Panache » et « Sérénité ».

Demain, on fera un tour en vélo le long du canal.

Manu